Reconstruction de L. par lipofilling avec BRAVA en 2013

Reconstruction différée de L. en 2013 par lipofilling avec dispositif externe "BRAVA"

1. Le chirurgien que vous avez consulté vous a-t-il  présenté toutes les techniques de reconstruction du sein ?

Je me suis adressée d’abord au chirurgien qui m’a fait ma mastectomie à B. Il m’a parlé de diverses possibilités, mais toujours avec une prothèse à coque en silicone. J’ai annulé cette procédure, quand j’ai entendu parler du Pr. L et de la méthode DIEP. Lors de mon rendez-vous sur Paris, il m’a expliqué que je ne pouvais pas avoir cette procédure, suite à une péritonite et une grosse cicatrice sur le ventre, mais m’a proposé la procédure BRAVA, qui s’avérait plus long, mais toujours sans prothèse, qui était mon plus gros souci.

2. Quelles sont les raisons qui ont motivé votre choix de cette technique pour votre reconstruction ?

Je voulais un sein le plus naturel possible, sans prothèse, ni tatouage pour le mamelon. La reconstruction avec mes propres chaires me semblait le meilleur choix pour simuler quelques choses de naturel. Une fois que la « graisse » est stabilisée, les veines et nerfs s’installent pour avoir de la sensation aux touché, etc… Les résultats sont remarquables !

3. Cette intervention a-t-elle été douloureuse ? Si oui, pendant combien de temps ?

Les interventions étaient chronophages, et il fallait porter « la machine » 8h/jour pendant 6 semaines avant chaque intervention et 2 semaines après. J’ai eu chaque fois, une réaction allergique à cause du bond en latex, qui m’a donné des démangeaisons, des cloques, etc… et il y avait d’autres petits désagréments, surtout par temps des grandes chaleurs, mais pas de douleurs (je n’ai même pas pris les antidouleurs prescrits après les opérations). J’ai trouvé des crèmes adaptées, pour faire une barrière avec le latex, et pour régler les irritations, ampoules, etc.

4. Quels sont les problèmes physiques que vous avez rencontrés au cours de votre rétablissement ?

Comme je suis très active, j’avais du mal à rester immobile les 3 jours qui ont précédé les opérations avec la machine en permanence, mais j’ai camouflé  l'ensemble avec une salopette et j’ai continué mon travail et ma vie. Idem pour les 3 jours après.... (il fallait prendre l’avion, passer les contrôles à l’aéroport…) Le reste était assez facile. C’était un peu démoralisant au départ, quand le sein dégonflait, mais j’ai fait confiance, et puis c’est super quand ça tient

5. Combien de temps vous a-t-il fallu après l’intervention pour retrouver une vie normale ? Faire du sport ?

Après chaque intervention, il fallait porter des gaines et collants spéciaux, mais une fois l’anesthésie évacuée, je n’avais pas de problème pour le sport, ni mon travail relativement physique (parfois sur des échafaudages).

6. A quel niveau se situe(nt)  la  (les) cicatrice(s) ?

Il n’y a pas de cicatrices, mais des « trous », qui se réabsorbent, ou laissent des petites fossettes sur l’endroit où est prélevé la graisse (en mon cas, les cuisses). 

7. Depuis combien de temps avez-vous été reconstruite ? Quelles sont les évolutions du sein que vous avez constatées depuis lors ?

La dernière intervention remonte à il y a 4 mois, pour la greffe de peau pour le mamelon, mais à partir du 3ème, et surtout le 4ème intervention, les résultats étaient durables. Chaque intervention était séparée de l’autre par environs 4 – 6 mois.

8. Le sein reconstruit était-il très différent du sein opposé ? Comment avez-vous abordé la dissymétrie  des deux seins en attendant l’intervention de symétrisation ?

Oui, il y avait de la dissymétrie, mais j’ai ajouté un bout de faux sein dans mon soutien gorge. Maintenant, ils ne sont toujours pas symétriques, mais avec un soutien gorge, ils se ressemblent, et je ne mets rien d’autre.

9. La taille et la forme de vos seins sont-elles identiques  à présent ?

La taille et la forme s’approchent, mais ils ne sont pas identiques. Je n’ai pas voulu « harmoniser », en touchant à l’autre sein. Je ne crois pas que j’aurais eu un meilleur résultat avec une prothèse en silicone ou autre. Même si mes seins ne sont pas identiques, ils sont très naturels, c’est épatant !!

10. Avez-vous retrouvé de la sensibilité dans le sein reconstruit ? Et dans la zone de l’aréole et du mamelon ?
Je retrouve de la sensation un peu plus avec chaque mois, mais pas encore dans l’aréole.

11. Qu’est ce qui vous a le plus convenu dans cette technique ? Le moins convenu ?

Le plus - La technique est presque infaillible, puisqu’il n’y a pas la possibilité d’un rejet. Les résultats sont vraiment très naturels, c’est une partie de moi-même, et il n’y a pas de séquelles possibles.

Le moins – La lenteur de l’ensemble (plus de 2 ans), l’attente entre les interventions, la mise en place de la machine 3 semaines avant l’intervention, et 2 semaines après, à vivre avec le dispositif (les soirs, la nuit, le jour). C’est assez lourd. Et j’étais obligé de racheter une coque, puisque le bond d’un dôme a cédé entre temps, ce n’était pas remboursé, et le coût est à prendre en compte.

12. Avez-vous des séquelles en rapport avec cette intervention ?

Non, je n’ai pas vraiment de séquelles, à part quelques fossettes sur les cuisses.

13. Etes-vous satisfaite de votre reconstruction mammaire lorsque vous êtes habillée, en maillot de bain et déshabillée ?

Oui, je suis satisfaite de l’aspect quand je suis habillée, et en maillot. C’est moins probant déshabillée, mais je pense qu’un prothèse en silicone ou autre aurait été bien pire.

14. La reconstruction mammaire a-t-elle amélioré votre image corporelle, facilité votre fonctionnement en société et vous a-t-elle permis de mieux exprimer votre féminité ?

J’ai vraiment intégré le sein dans l’image mentale que j’ai de moi-même, au point d’avoir voulu une harmonisation avec l’autre sein (le chirurgien me l’a déconseillé, et je n’ai pas eu envie d’avoir des cicatrices, ni de la perte de sensation, donc, je reste un peu bancale, côté symétrie). La greffe de l’aréole est assez réaliste, et je suis très satisfaite.

15 .Votre reconstruction mammaire est-elle conforme à vos espérances et pensez-vous que vous choisiriez-vous à nouveau cette technique aujourd’hui ?

Oui, bien sur je choisirai à nouveau cette approche, à défaut du DIEP, qui j’aurais préféré. C’est vraiment remarquable !

Merci Ă  L

Avril 2015

 

 

 

 

 


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