Témoignage d' Hélène après reconstruction et annexectomie, 3 interventions en 1

 

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Hélène A., 37 ans

Double DIEP en reconstruction immédiate d’une mastectomie bilatérale prophylactique, avec ovariectomie dans le même temps (porteuse du gène BRCA1).

En juin 2015, découverte d’un cancer du sein droit (triple négatif), traité par tumorectomie puis chimiothérapie puis radiothérapie. On découvre dans la foulée que je suis porteuse du gène BRCA 1, il y avait depuis un an une forte suspicion suite à deux cas de cancer de l’ovaire chez ma mère et ma cousine germaine.

Je n’ai eu aucune hésitation pour décider de faire un geste radical rapidement après la fin du traitement de mon cancer : mastectomie bilatérale prophylactique (puisque je n’avais eu qu’une tumorectomie du côté atteint), et ablation des ovaires.

Concernant le choix de reconstruction, j’ai hésité entre un double DIEP (qu’on m’a d’emblée proposé en première intention, probablement car je suis suivie sur Paris, et que ma morphologie s’y prêtait), et des prothèses (je ne voyais aucun intérêt au grand dorsal, et je n’en vois toujours pas).

Ma crainte du double DIEP était uniquement la lourdeur de l’opération et des suites, mais je crois que j’ai toujours su que je choisirai cette méthode, ne sachant toujours pas expliquer pourquoi je ne « sens » pas du tout les prothèses.

J’ai donc été opérée en mai 2016, par le Pr L. qui me paraissait le plus expérimenté et qui m’a inspiré une grande confiance dès la première consultation, élément essentiel je pense.

Il m’a proposé d’emblée de faire l’ovariectomie dans le même temps, ce qui était vraiment un excellent choix à posteriori (les suites de la mastectomie occultant totalement les suites de la coelioscopie).

Concernant le geste en lui-même, je pense qu’il est essentiel d’être préparé au fait qu’il s’agit vraiment d’une intervention très éprouvante, avec des premiers jours très difficiles, pas tant sur la douleur mais surtout sur la dépendance très importante (liée à la longueur de l’intervention et à l’anémie car saignement important). Pendant 3 semaines, je ne pouvais marcher que courbée en deux et j’étais vraiment très limitée dans toutes mes activités (impossible par exemple de m’occuper seule de mes enfants).

Ces propos sont à modérer cependant car j’ai l’impression qu’un simple DIEP est beaucoup moins invalidant, et mon intervention a été un peu plus compliquée que prévue.

Concernant le résultat esthétique, un élément qui me paraît primordial est de ne pas être pressée avant de juger du résultat définitif.

À ce jour, je viens de réaliser la 2ème intervention qui est toujours nécessaire. Aucun souci au niveau des cicatrices qui, bien que grandes, s’estomperont par la suite. J’ai une asymétrie entre les deux seins, l’un est quasi parfait je dirai, l’autre est plus petit depuis la première intervention, et malgré un lipofilling lors de cette 2ème intervention, il persiste une asymétrie notable.

Je suis cependant très satisfaite de mon choix de technique, essentiellement sur le côté naturel qui est vraiment bluffant, et l’absence de corps étranger bien évidemment.

Des ré interventions sont toujours possibles pour symétriser, mais aujourd’hui je ne veux plus toucher à rien, 3 interventions en 1 an me suffisent amplement !

Merci  Hélène pour ce premier témoignage de 3 intervention en 1 (Abation bilatérale, reconstrution bilatérale et annexectomie bilatérale)

Octobre 2016

 


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